Organisation Internationale des Intersexes 
OII
L’Organisation Internationale des Intersexes (OII) dénonce certains traitements de « normalisation » sans le consentement éclairé infligés aux enfants nés intersexués. Vous trouverez ci-joint une documentation qui vous permettra de mieux comprendre l'intersexuation selon une vision médicale encore malheureusement d’usage actuellement.

L’OII dénonce le classement systématique des différents états d’intersexuation dans les catégories de pathologies et syndromes. Le monde médical devrait considérer qu’une personne intersexuée peut recourir à des soins médicaux comme n’importe quelle autre personne. Son état d’intersexuation ne doit faire l’objet d’aucune ségrégation. La différence n'est en effet pas une maladie lorsque cette différence n’a aucune conséquence négative sur la santé de la personne.

La majorité des documentations médicales publiées ou indiquées en liens n’est pas en accord avec le point de vue de l’OII sur le plan de l’éthique et des traitements dits de « normalisation ». Cependant, en attendant une évolution vers moins d’obscurantisme sexiste du corps médical, nous estimons que, malgré tout, ces documents peuvent être en partie utiles aux personnes intersexuées pour qu’au moins elles puissent comprendre les fonctionnements de leurs corps.

De même que pour les personnes considérées comme n’étant pas intersexuées, il y a des maladies liées à leurs organes génitaux ou autres, nous tenons à avertir que quelques rares cas d’intersexuation peuvent être aussi accompagnés de pathologies graves. Consulter un médecin compétent s’avère être nécessaire. Chaque personne étant un cas particulier, notre documentation qui est d’ordre général ne peut en aucun cas remplacer l’avis d’un bon médecin spécialisé.

Une autre raison de s’informer est de savoir que le monde médical n’a pas eu de formation sur les nombreuses variantes des états d’intersexuation. Savoir informer ces médecins sur nos différences et les fonctionnements de nos corps est très souvent une nécessité. Par exemple un médecin peut être extrêmement déconcerté lorsqu’il ne peut nous ranger d’emblée dans aucun des deux sexes officiels. Dans ce cas le risque d’un diagnostic erroné se trouve être très élevé. Ce médecin risque d’attribuer seulement à une différence génitale un symptôme dont l’origine devrait être recherchée ailleurs.


Respectons nos corps. Respectez notre droit à être différents.