Notre Mission

Militer en faveur des droits humains pour les personnes intersexuées (toute personne née dans un corps atypique selon les normes en vigueurs pour catégoriser les personnes dans un des deux sexes officiels.) 

Faciliter un échange d'idées et de perspectives différentes sur l'intersexualité entre groupes et personnes à travers le monde.  

Fournir une fenêtre ouverte au vécu des intersexué-e-s à ceux et celles qui font de la recherche dans les domaines des soins médicaux pour enfants né-e-s avec des organes sexuels atypiques, de psychologie, de sexologie, de sociologie et d'études féministes. 

Aider les familles et les ami-e-s des intersexué-e-s à comprendre l'intersexualité et de faire face aux problèmes spécifiques à leur rôle de personnes de soutien. 

OII a un forum pour intersexué-e-s et nos ami-e-s.  Si vous voulez participer, cliquez sur le bouton.
      
                        Vous pouvez nous joindre aux coordonnées suivantes :

                       
                             

 












 

Sur les soins de santé

Nos sociétés ont accepté une construction binaire entre le sexe masculin et le sexe féminin qui ne reflète pas la réalité naturelle et la grande variété de sexes possibles qui s'échelonnent sur un spectre de façon graduelle où l'un chevauche imperceptiblement l'autre. Cette notion arbitraire de la binarité du sexe rend toute détermination précise du sexe d'un individu impossible et problématique. Ni les organes génitaux, ni les chromosomes ne nous aident à déterminer le "vrai" sexe d'un enfant.  Les gonades, les hormones et l'appareil reproducteur interne de l'enfant ne sont pas fiables non plus comme indicateurs concluants du sexe de l'individu.  Chaque enfant est né avec une combinaison unique de tous ces facteurs et les différentes combinaisons possibles sont très nombreuses, ce qui rend toute assignation de sexe d'un enfant une simple conjecture.

Nous militons contre tous les traitements de normalisation sans le consentement éclairé des enfants intersexués qui ne soient pas nécessaires et nous militons pour le droit de chaque enfant de déterminer sa propre identité sexuée une fois que l'enfant peut nous la communiquer et nous conseillons aux parents de respecter l'identité de leur enfant et de faire tout ce qui est nécessaire pour que l'enfant puisse vivre selon son choix. 
 
Une fois que l'enfant nous a communiqué clairement son identité sexuée, il est essentiel que son identité soit respectée et par les parents et par tous les médecins et thérapeutes qui soignent l'enfant.  On devrait  l'aider en lui donnant accès aux hormones à la puberté et aux autres soins médicaux nécessaires pour faciliter le choix d'identité sexuée qui lui semble la plus appropriée à l'enfant.

Par conséquent, nous militons en faveur d'un changement du protocole médical en ce qui concerne les traitements de normalisation sans le consentement éclairé des personnes concernées et contre le diagnostic de dysphorie de genre souvent nécessaire si une personne intersexuée n'est pas en accord avec le sexe qu'on lui a attribué.  L'Organisation Internationale des Intersexué-e-s postule que le vrai sexe de l'enfant est déterminé par son propre vécu psychologique et d'autres facteurs importants.  Pour l'OII, toute imposition d'identité sexuée sans le consentement de la personne intersexuée est une violation fondamentale des droits humains.
COMMUNIQUE
Organisation International des Intersexué(e)s
www.intersexualite.org

OII-Canada
Le rejet de l'assimilation de l'intersexualité par des mouvements identitaires LGBT

Joëlle-Circé Laramée, vice-présidente de l'Organisation Internationale des Intersexué(e)s, une organisation basée au Québec,  a des objections sérieuses à l'inclusion des intersexué(e)s dans les mouvements identitaires LGBT.

L'Organisation Internationale des Intersexué(e)s est une organisation qui milite en faveur des droits de l'homme pour toutes les personnes intersexuées, sans égard à leur identité ou leur orientation sexuelle.  Notre mission principale est de mettre fin à tous les traitements médicaux des intersexué(e)s sans leur consentement et de se battre pour que chaque personne intersexué(e) ait le droit à déterminer sa propre identité.

Premièrement, l'intersexualité n'est pas une identité en soi et à cet égard n'a pas beaucoup en commun avec les mouvements identitaires LGBT.  Le fait d'être né de sexe intermédiaire ne nous aide pas à comprendre la grande diversité des personnes qui sont intersexuées, comme c'est le cas pour les hommes et les femmes aussi.  Beaucoup de personnes intersexuées considèrent que l'intersexualité n'est qu'une condition médicale.  Nous ne partageons pas cette opinion, mais en même temps, nous ne pouvons pas rejeter leurs opinions qui ne sont pas en accord avec les nôtres, car il y a plusieurs perspectives concernant l'intersexualité et chacun est libre à sa propre opinion.  Donc, on ne peut pas leur imposer une identité au sein du mouvement LGBT à cause d'une condition médicale, car c'est comme cela qu'ils la perçoivent.  Beaucoup de personnes
intersexuées n'ont pas une identité intersexe.  Il y en a beaucoup qui sont simplement des femmes, comme moi, ou des hommes, tandis que d'autre s'identifient comme de sexe intermédiaire.   Nous soutenons les personnes intersexuées qui
rejettent les catégories binaires et nous sommes d'avis que leur contribution au sein du mouvement des intersexué(e) est essentielle car leur voix nous rappelle que la construction binaire du sexe nous opprime tous.  Néanmoins, ceux qui
s'identifie comme intersexe ou de sexe intermédiaire ne peuvent pas non plus parler au nom de toutes les personnes intersexuées, car pour beaucoup d'intersexué(e)s, une telle identité ne leur convient pas.  Beaucoup de personnes
intersexuées ne sont pas gaies, lesbiennes, bi ou trans, mais hétérosexuelles.   Nous n'avons pas le droit d'inclure des hétérosexuel(le)s dans le mouvement LGBT sans leur consentement.  Et aussi c'est important qu'une organisation qui milite
en faveur des droits de l'homme pour les intersexué(e)s prenne en considération les personnes intersexuées qui rejettent la construction binaire du sexe.  Pour eux, l'inclusion dans les mouvements LGBT leur paraissent comme une assimilation par la construction binaire qui efface leur propre existence, car tous ces mouvements sont basés sur la notion de la bipolarité des sexes féminin et masculin.

L'histoire de l'intersexualité est une histoire d'assimilation et d'effacement.  Pour nous, c'est important de parler clairement de l'intersexualité tout en prenant en considération des perspectives différentes des intersexué(e)s eux-mêmes, afin d'établir des ponts avec l'humanité entière et d'éviter d'être une minorité invisible au sein d'une autre minorité.

Nous les intersexué(e)s font partie de toute la famille humaine et nous n'avons pas l'impression que le fait d'être intersexué(e)s nous rend tellement différents des autres.  Nous ne voulons pas souligner nos différences d'autres groupes, puisque nous appartenons à tous les groupes.  Ce que nous voulons c'est d'établir des ponts entre personnes et groupes du monde entier, dans l'espoir de mettre fin à des violations des droits de l'homme contre les personnes intersexuées comme la mutilation génitale, des assignements de sexe arbitraires et des services médicaux inadéquats.


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POSITIONS OFFICIELLES

Sur un troisième sexe

La création d'une nouvelle catégorie qu'on désigne comme intersexuée pose plusieurs problèmes. D'abord, comment définir l'intersexualité? OII croit qu'il n'y aura jamais une définition claire et en même temps que ce n'est pas nécessaire d'avoir une définition juridique pour l'intersexualité. Nous n'avons pas de définitions claires pour ce qu'est une femme ou un homme. Nous supposons seulement que c'est le cas.

Le but de l'OII est de travailler en faveur des droits humains pour les intersexué-e-s en aidant les gens à comprendre qu'il n'y a pas seulement deux sexes préexistants. Il y a une combinaison infinie de possibilités sur le spectre du sexe et du genre. 

La création d'une catégorie spécifique pour les intersexué-e-s risque de marginaliser encore plus une catégorie déjà mal comprise. Nous fondons nos arguments juridiques sur le droit de chaque personne de déterminer sa propre identité dans le système binaire actuel dans l'espoir de pouvoir éventuellement mettre fin au fait d'imposer un sexe juridique aux individus.









                                              Déclaration de principes

1)       L'intersexuation n'est pas une condition médicale: les intersexués sont nés de sexe intermédiaire - entre ce qui est dit standard pour homme ou femme dans nos sociétés.

2)      Contrairement à ce qui est affirmé, les différents degrés d’intersexuation et les « ambiguïtés » du sexe ne sont pas en général des maladies congénitales ou des malformations. Ce ne sont que des aspects de la variabilité du corps humain comme la longueur du nez, la couleur des yeux etc.

3)      Nous réfutons les classements des diagnostiques médicaux des différents degrés d’intersexuation qui ne sont en fait que des points de repère d’un continuum naturel des variabilités anatomiques des organes sexuels et génitaux.

4)      Nous mettons en avant la personne humaine dans son ensemble sans nous focaliser exclusivement sur les aspects des organes sexuels.

5)      Les personnes intersexuées en réalité posent un problème socioculturel à la société qui relèguent ceux-ci au domaine médical pour ne pas remettre en question le principe dogmatique de la dichotomie des sexes. Différentes catégories d’intersexués subissent par des mutilations génitales, dès l’enfance, l’oppression totalitaire de cette société sexiste. C'est pourquoi nous agissons contre toutes les formes de sexisme dont sont victimes essentiellement les femmes et les personnes intersexuées ainsi que d'autres communautés qui ne se conforment pas aux normes sexistes de notre société.

6)       Promouvoir une visibilité, une reconnaissance de l’existence, de la normalité des intersexués est profitable à toutes ces catégories de personnes opprimées par le sexisme latent, ou directe et violent de la société.


Notre action fondamentale est de faire appliquer les droits humains pour les personnes intersexuées dans l’intérêt général.

Zone non normative:

OII respecte les opinions des différentes personnes et groupes intersexués. Il est possible que vous trouviez que les opinions et les idées contenues sur ce site sont sujet à controverses. Toujours est-il que nous, les intersexuées, avons tellement été normalisées sans nous demander notre avis que nous considérons toute tentative de normalisation d'opinions et de débats comme un préjudice supplémentaire envers notre communauté.

De plus, il est permis à chacun d'engager une controverse, d'exprimer un désaccord ou de simplement d'être soi-même et de déterminer sa position sur l'intersexuation sans se soucier de l'opinion des autres, cela incluant les autres membres de l'OII.

Nous invitons également les intersexués à donner leur point de vue sur des sujets comme la sexualité, la religion ou encore la politique;  mais la liste n'est pas exhaustive. Nous souhaitons que les visiteurs puissent apprécier la diversité de la communauté des intersexués et invitons nos alliés à rechercher ceux d'entre-nous avec lesquels ils se sentent à l'aise et nous rejoignent dans notre mouvement pour les droits humains.

Si vous n'approuvez pas ce que dit une personne ici, n'hésitez pas à regarder un peu plus loin pour trouver une autre personne avec laquelle vous serez davantage sur la même longueur d'ondes.

Notre politique: NON A LA NORMALISATION sans consentement éclairé

Aucune pensée unique en matière de vues ou d'expressions. Aucune censure, même envers les propos qui peuvent être difficiles à comprendre ou peuvent paraître déplaisants à certaines personnes.  Aidez-nous à mettre un terme à ceux qui nous font du tort.

Communiqué de presse

Objet : DECLARATION DE MONTRÉAL

Écrit par : Curtis E. Hinkle, Président
Organisation Internationale des Intersexué-e-s


J’ai l’honneur de vous annoncer que la ville de Montréal a fait une déclaration historique pendant les Outgames.  Grâce à l’Organisation Internationales des Intersexué-e-s, une organisation incorporée au Québec, ce document condamne les interventions chirurgicales sur les enfants intersexués sans leur consentement.

Je veux remercier André Fiset, Lucie Gosselin et Joëlle-Circé Laramée pour tout ce qu’ils ont fait au Québec pour l’OII et la communauté des intersexué-e-s et intergenres.

Je tiens à remercier Lucie Gosselin pour toute son aide avec les textes que nous avons préparés pour la conférence que l’OII a donnée pendant les Outgames. 

En solidarité,
Curtis E. Hinkle
Président, OII

La Déclaration de Montréal
Le texte intégral d'un document historique en format pdf


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FAQ (Foire Aux Questions)

Q1 - Qu'est-ce qu'une personne intersexuée ?

Une personne intersexuée présente une morphologie sexuelle extérieure et/ou interne qui n’est pas typique selon les normes en vigueur pour un des deux sexes officiels : homme ou femme. Les anciens mots utilisés étaient hermaphrodisme, pseudo-hermaphrodisme, androgynie, etc. Il existe une grande variabilité de cas d'intersexuation. C'est pourquoi le terme intersexué convient mieux car il concerne toutes les variations.

L'intersexuation n'est pas aussi rare que l'on dit et existe sous de multiples formes faibles chez un grand nombre de personnes.  Une intersexuation forte peut être visible dès la naissance ou parfois bien plus tard, notamment à l'adolescence. Les cas relativement prononcés sont traités par la médecine et sont considérés comme des anomalies qui sont "rectifiées" par la chirurgie et le traitement hormonal.

Voir : Notre Position Officielle sur les soins de santé


Q2 - Peut-on définir la frontière biologique entre sexe masculin et féminin ?

Chacun d'entre nous a des aspects secondaires qui appartiennent aux deux sexes de manière plus ou moins prononcée, d'autres plus rarement ont aussi des organes génitaux du sexe dit opposé. Une femme totalement "féminine" ou un homme totalement "masculin" seraient des caricatures. . Vous remarquerez vous-même qu'il y a de nombreuses femmes d'aspect un peu masculin ainsi que des hommes que l'on décrit comme efféminés. Toutes les nuances existent comme les couleurs de l'arc-en-ciel. Les intersexués sont comme les autres personnes. Leur intersexuation est simplement plus marquée que la majorité.

Ceci étant dans le cadre de nos connaissances actuelles, il existe en principe une différence génétique entre hommes et femmes mais seulement en tendances de fond. Les hommes ont généralement deux chromosomes différents. Un Y et un X (XY). Les femmes généralement ont deux chromosomes identiques X (XX). Il existe des exceptions chromosomiques à ces tendances comme par exemple des hommes XXY, des femmes XY et des hommes XX. Très schématiquement, l'embryon reste « féminin » jusqu'à la huitième semaine de son développement. Puis le fœtus XX sera faiblement virilisé et restera une fille. Le  fœtus XY sous l'effet des hormones masculines majoritaires sera davantage virilisé. Les organes génitaux féminins du départ seront transformés en organes masculins. Toutefois la similitude entre les organes féminins et masculins demeurera.

Dans certains cas  où il y a une insensibilité presque totale aux hormones masculines, malgré un sexe "masculin" génétique XY, sera obtenue une personne aux organes féminins complets.

En conclusion, en l'état actuel de nos connaissances, il n'est pas possible de constater de différences absolues entre personnes dites de sexes différents puisque même le caryotype XY ne suffit pas à définir, sans aucune exception, le sexe conventionnel obtenu. Et quand une règle a une exception ce n'est plus une règle d'un point de vue scientifique. Les différences ne sont que statistiques avec bien entendu une fréquence élevée de personnes ayant les phénotypes féminins et masculins conventionnels selon leurs caryotypes « féminin » XX ou « masculin » XY.


Q3 - Est-ce que les intersexués sont des transsexuels ?

Comme le nom l'indique, les intersexués sont des personnes qui se situent entre les deux sexes officiels. Ils sont naturellement plus ou moins masculins ou féminins. Cet état d'intersexualité est génétique. Les transsexuels sont des personnes qui psychologiquement se sentent appartenir à un sexe différent de celui de leur sexe de l'état civil. Ils font souvent appel à la médecine pour transformer leur corps par la chirurgie et les traitements hormonaux. Cette décision leur appartient en tant qu'adulte. Les personnes intersexuées peuvent avoir subi un traitement identique dès leur jeune âge afin de les transsexualiser de force. C'est une différence essentielle.  Cependant, il y a de plus en plus de personnes intersexuées qui rejettent le sexe qu'on leur a attribué et dans la plupart des pays, elles doivent suivre les mêmes protocoles que les transsexuel(le)s. Pour beaucoup d’intersexuées qui ont rejeté le sexe qu’on leur a attribué à la naissance, parler de la transsexualité dans leurs cas justifie les traitements virilisants ou féminisants qu’ils ont subis sans leur consentement éclairé et efface l’intersexuation.


Q4 - Quelles sont les orientations sexuelles des intersexués ?

Ces orientations sont comme tout le monde si on accepte les critères arbitraires de la société. Pour les intersexués cette question a encore moins de sens. Nous sommes tellement habitués à cette idée reçue qu'il n'y a que deux sexes que si nous essayons de remettre en question ce dogme nous devons bousculer un grand nombre d'autres principes.

En raison de ces principes, la société n'a pas intérêt à accepter la réalité de l'intersexuation. Depuis des millénaires cette réalité de l'intersexuation est cachée. La société a peur de cette réalité naturelle. En effet cela remet en cause la bi-polarité des sexes sur laquelle est basée la société comme le mariage, l'identification des individus, les orientations sexuelles qui ne se classent que par rapport aux deux sexes officiels. En effet, que peut signifier l'homosexualité, la bisexualité ou l'hétérosexualité pour une personne qui dispose à la fois de caractères morphologiques masculins et féminins? Elle reste hétérosexuelle quelles que soient ses affinités vers l'un ou l'autre des deux sexes conventionnels. Pour être homosexuelle, il faudrait qu'elle ait une attirance vers une personne qui ait exactement la même proportion de féminin/masculin. C'est à dire exactement du même sexe intermédiaire. Or il existe une infinité de nuances d'intersexuation entre ces deux sexes officiels. Et encore, pour les deux sexes officiels il y a aussi de nombreuses nuances dans les caractères sexuels secondaires. Tout le monde remarque qu'il y des femmes plus ou moins masculines comme des hommes plus ou moins féminins.


Q5 - Quelle est la situation actuelle (notamment législative et administrative) lorsqu'un enfant naît intersexué ?

1 - Dans la plupart des pays occidentaux, les parents sont soumis à la pression d'une commission de médecins.

2 - Les parents doivent se décider très vite et en général suivent l'avis de la commission car ils n'ont aucune information sur l'intersexuation. On les persuade que leur enfant est anormal et qu'il convient de corriger cette anomalie par la chirurgie et les traitements hormonaux.

3 - Pour les cas (très rares) où les parents refusent un traitement de "normalisation", les médecins ne peuvent s'y s'opposer. Les seuls cas connus de refus sont en faveur des enfants dont un des parents était médecin. Ref. : Commission des droits humains, Ville de San Francisco, 25 avril 2005.

4 - En attendant une évolution de la Société, le sexe à déclarer à l'état civil devrait être le plus proche du bon sens comme c'était le cas avant 1950. Puis ultérieurement la personne pourra éventuellement décider vers quel sexe officiel il se sent plus proche. OII pense que le plus logique serait qu'aucun sexe ne soit déclaré aussi bien pour les intersexués que pour toute autre personne.

5 - L'intersexuation du point de vue légal n'étant pas reconnue comme un état normal ou anormal, il n'y a aucune loi, aucune législation pour les enfants et personnes intersexuées. C'est donc l'arbitraire le plus total qui règne en ce domaine. Toutefois la loi interdit les mutilations sexuelles ou autres qui ne seraient pas nécessaires à la préservation de la santé de l'enfant.

Il est à noter que l'apparence à la naissance n'est pas toujours figée. Une évolution biologique peut intervenir au cours de la vie vers une virilisation ou une féminisation surtout à la puberté.


Q6 - Est-ce que les intersexués feraient partie de ce que certains groupes et les médias appellent le troisième sexe?

Les communautés identitaires classiques, les médias, sauf la mouvance féministe queer, n'échappent pas au conditionnement psychosocial de la bipolarité des sexes ou tout au moins à une classification par rapport aux deux sexes conventionnels homme ou femme. Le troisième sexe serait, selon eux, un nouveau sexe qui se classerait par rapport aux deux sexes officiels. Ce qui revient à continuer à admettre la bipolarité des sexes à laquelle serait ajoutée une verrue qui serait un troisième sexe. Nous restons ainsi dans un sexisme que OII rejette comme étant une ségrégation à l'égard des personnes intersexuées.

Pas plus qu'il n'y a deux sexes, il n'y a un troisième, un quatrième, voir même un cinquième sexe, il y a un spectre en continuum du très féminin vers le très masculin. Les personnes très féminines et celles très masculines (nous nous plaçons seulement sur les aspects morphologiques évidents et scientifiques pour éviter toute contestation sur des considérations subjectives et culturelles de ce qu'on appelle les genres) ne représenteraient que 2% de la population. L'immense majorité des personnes est donc au sens élargi de condition intersexuée.

OII est pour une société où tout sexisme serait aboli. Pas de définition des sexes, pas d'attribution des genres, pas d'assignation d'un quelconque sexe à l'état civil, pas de classification des orientations sexuelles. L'OII a une vision pionnière qui ne voit que des êtres humains riches de leurs biodiversités et de leurs culturodiversités.



Curtis E. Hinkle,     fondateur et président
Courriel:         curtishinkle@aol.com 
Blog de Curtis:                http://intersexe.blogspot.com/

André Fiset,             co-fondateur et trésorier 
Courriel:                  afiset@vif.com

Joëlle-Circé Laramée,  Vice-présidente
Courriel:                             joellecirce2000@yahoo.ca

Lucie Gosselin
Porte-parole sur les questions de genre
Courriel:                   lulu_gosselin@yahoo.ca

André Lorek,
Soutien et sensibilisation pour la communauté intergenre
Courriel:andre.alorek@gmail.com

Organisation Internationale des Intersexués
OII











Communiqué de presse
Curtis E. Hinkle, Président de l’OII
le 7 décembre 2007
pour diffusion immédiate

La Ville de Montréal a adopté la « Déclaration de Montréal »

L’Organisation Internationale des Intersexués, une association québécoise avec rayonnement international, tient à remercier les personnes élues de la Ville de Montréal qui ont adopté, lors de l'assemblée du Conseil municipal du 26 novembre 2007, la «Déclaration de Montréal» qui exige que les interventions chirurgicales sur les organes génitaux des personnes intersexuées soient interdites jusqu’à ce que ces dernières soient en âge de comprendre et de consentir à un tel geste.

En tant que président de l’OII-Québec, je tiens à féliciter tous les membres de l’OII-Québec pour l’inclusion des personnes intersexuées dans cette Déclaration que la Ville de Montréal a adoptée.  Je suis très reconnaissant de l’aide de Lucie Gosselin, porte-parole sur les questions de genre, qui a fait tous les préparatifs de notre participation dans cet événement. 

Pour lire la Déclaration en intégralité:
Cliquez ici, s.v.p.

Press release
Curtis E. Hinkle, president of OII
December 7, 2007
For immediate release

The City of Montreal has officially adopted the “Declaration of Montreal”

The Organisation Intersex International, an association incorporated in Quebec with international membership, wishes to thank the elected officials of the City of Montreal who at the City Council Meeting of November 26, 2007 officially adopted the “Declaration of Montreal” which demands that genital surgery on intersex persons be prohibited unless they are old enough to understand it and consent to it.

As president of OII-Québec, I wish to congratulate all the members of OII-Québec for the inclusion of intersexed people in this Declaration that the City of Montreal has adopted.  I am especially grateful for all the work that Lucie Gosselin, Spokesperson on gender issues, did in preparing our participation in this event.

To read the complete Declaration:
http://www.declarationofmontreal.org/DeclarationofMontreal.pdf