L’Homochromosexualité : Un nouveau trouble psychiatrique
par Curtis E. Hinkle
14 avril 2008
Qu’est-ce que l’homochromosexualité ? C’est une maladie mentale, plus spécifiquement une psychose. Au début de cet essai je donnerai la définition de la psychose en général et par la suite je parlerai plus en détails des effets de cette maladie mentale qui affecte plusieurs leaders religieux, médecins et certaines féministes et autres groupes basés sur une idéologie binaire. Suite à l'influence exercée par beaucoup de ceux qui souffrent de cette psychose particulière, leur pensée délirante est devenue un état psychotique qui affecte dans une certaine mesure des populations entières. Autrement dit, ce trouble psychiatrique a tendance à devenir un délire socialement répandu et accepté ce qui rend presque impossible toute recherche sur ce phénomène dans beaucoup de pays. Et jusqu’à récemment il n’y avait aucune étude sur l’homochromosexualité.
Les psychoses sont un ensemble de psychopathologies caractérisées par l'existence d'« épisodes psychotiques ». Au niveau des manifestations, l'épisode psychotique se traduit par une altération du « sens de la réalité » : idées délirantes, hallucinations. (1)
Quels sont les symptômes de l'homochromosexualité ? La caractéristique la plus saillante de cette psychose est l’idée fixe et irrationnelle que le sexe est dimorphe et que les chromosomes déterminent le vrai sexe de tous les êtres humains. La pensée délirante des homochromosexuels est caractérisée par un amalgame d’idées irréconciliables et contradictoires qui les poussent à manipuler d’une manière illogique les faits et données du monde réel afin de justifier leur refus d’admettre que les êtres humains sont extrêmement divers et qu'il y a un spectre de variations sexuelles dans le monde naturel. Malgré les données qui prouvent qu’il y a plus de deux sexes et que la sexuation d’un être humain est un processus très complexe qui inclut plusieurs parties du corps dont chacune peut se différencier et évoluer avec beaucoup de variations chez le même individu, ces gens s'accrochent obstinément à l'idée qu'il doit y avoir un marqueur biologique ou génétique qui détermine "le vrai" sexe d'un individu et qu'il y a seulement deux sexes. Tandis que la population en général partage souvent ce délire, ce n'est pas pour autant une psychose chez la plupart des personnes parce qu'elles ne sont pas obsédées par ce délire au même degré que beaucoup de chercheurs, leaders religieux et certaines féministes essentialistes qui consacrent une grande partie de leur vie à faire de la recherche inutile ou à soulever des polémiques pour défendre leur pensée délirante. Néanmoins, les dégâts causés par cette psychose affectent la population en général d’une manière tragique et parfois meurtrière. Un symptôme qu’on trouve chez tous les homochromosexuels est leur fétichisme des chromosomes qui sont dotés de valeurs surnaturelles comme le marqueur le plus important du vrai sexe d'une personne malgré toute l’évidence contraire.
Considérons le fétichisme des chromosomes qui est le symptôme le plus déterminant de ce trouble psychiatrique. Le fétichisme désigne plus généralement l'adoration d'objets fétiches censés être dotés d'un pouvoir. C'est au tournant des XIXe et XXe siècles que le terme subit une évolution sémantique. Le substantif « fétichiste » devient l'adepte non plus d'une religion mais d'une perversion. (2) Les chercheurs en génétique ont prouvé il y a bien des années qu’un chromosome Y n’est pas le facteur qui détermine la sexuation masculine d’un être humain. Par exemple, il y a des femmes XY qui sont devenues enceintes et ont donné naissance à un enfant, et certaines ont eu plus d’une grossesse. (3) Il y a des personnes qui ont un caryotype XX qui ont un corps complètement mâle. Malgré les faits, ce fétichisme des chromosomes semblent épidémique parmi certains groupes plus intéressés par leurs idéologies que par la science. Récemment, un groupe d’activistes en Californie a proposé un amendement à leur constitution qui aurait défini toute personne ayant au moins un chromosome Y comme « mâle ». Cet amendement était motivé par l’homophobie, autre symptôme chez certains homochromosexuels, et leur désir d’empêcher le mariage de personnes de même sexe était leur raison principale pour cette définition d’un homme basée sur leurs idées délirantes. Si l’on veut que le mariage soit seulement entre un homme et une femme, il faut trouver des définitions pour ces deux catégories sexuelles et leur homochromosexualité les a fait croire qu’on peut déterminer le vrai sexe de toutes les personnes par leur caryotype XX ou XY – leur fétiche – bien que nous sachions que les hormones, les gonades, l’anatomie reproductrice interne et certaines régions du cerveau sont plus importantes dans la différentiation sexuelle d’un individu. Cependant, ces petites particules qu’on appelle les chromosomes sont dotées de pouvoirs magiques par les homochromosexuels qui prétendent farouchement qu’elles déterminent le "vrai" sexe de toute l’humanité malgré toutes les preuves scientifiques du contraire. Mais ce délire obsessionnel est indissociable d’un autre symptôme, (en médecine, la comorbidité désigne la présence d'un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire) : leur délire principale qu’il y a seulement deux sexes et que tout le monde est ou de sexe masculin ou de sexe féminin, ce qui ne s’accorde pas avec la réalité.
Cette psychose épidémique, l’homochromosexualité, fait des ravages partout et cause beaucoup de souffrance parce qu’elle soutient le sexisme prédominant dans nos cultures et empêche les individus de s’épanouir et de développer leur potentiel. Les chromosomes sont devenus un outil d’oppression qu’utilisent les homochromosexuels pour assigner une place « appropriée » (seulement deux possibilités dans ce cas) à tous les individus dans le système sexiste. Et les leaders psychotiques, souvent très charismatiques, convainquent les autres qu’ils ont le pouvoir magique qui les aident à déterminer le rôle social le plus approprié de toutes les personnes et c’est leur fétiche qu’il donne comme l’explication de leurs pouvoirs. « Regardez » disent-ils. « C’est magique. C’est la preuve de Dieu que les hommes et les femmes sont différents. » C’est psychotique. La science prouve que les chromosomes n’ont pas ces pouvoirs magiques.
Quels groupes de la population sont les plus affectés par l’homochromosexualité ? Un groupe qui souffre d’une forme particulièrement pernicieuse de ce délire psychotique est un groupe de chercheurs qui étudie l’intersexualité ainsi que l’homosexualité et le transsexualisme. C'est ce même groupe qui a remplacé le terme « intersex » en anglais par le nouveau terme « DSD », abréviation pour « Désordres de développement sexuel ». Ce groupe souffre de la forme la plus pernicieuse de cette psychose car ils se spécialisent dans un domaine, l’intersexuation, qui prouve que le sexe n’est pas dimorphe et que le vrai sexe d’une personne ne peut pas être déterminé par les chromosomes. Néanmoins, ils refusent d’admettre la vérité. Leur fétichisme des chromosomes est évident dans leurs descripteurs diagnostiques pour chaque DSD ou trouble de développement sexuel. Chaque descripteur doit commencer par le caryotype (les chromosomes) de l'individu suivi par un autre marqueur « incongru » qui expliquerait pourquoi c'est "un désordre" de développement sexuel. (4) Les pouvoirs magiques que ces chercheurs accordent aux chromosomes sont incroyables puisqu’ils savent que ce ne sont pas les chromosomes qui définissent le sexe d’une personne. Toute discussion raisonnable s’avère impossible avec les personnes qui souffrent de cette forme pernicieuse de l’homochromosexualité et il n’y aucun traitement efficace pour les aider.
Les leaders religieux forment un autre groupe qui combine la pensée mythique avec leur fétichisme des chromosomes. Cette forme est particulièrement caractéristique de l’Église Catholique et des fondamentalistes chrétiens protestants. Chez ces personnes, ce délire est plus compréhensible parce qu’elles ne prétendent pas que c’est la science qui justifie leur psychose comme c’est le cas chez les chercheurs scientifiques. C’est plutôt la Bible et le dogme religieux qui sont souvent en contradiction avec la science qu’ils considèrent comme la justification la plus importante de leurs croyances. Quelques exemples de cette forme d’homochromosexualité :
Certaines féministes essentialistes sont aussi responsables de la diffusion de cette psychose et une des plus connues est Germaine Greer. Elle refuse d’admettre que les femmes XY avec l’insensibilité aux androgènes sont des femmes et les traite de « mâles incomplets ». (6) Ces hommes ont un caryotype XY, écrit-elle, et ils ne peuvent pas changer leurs chromosomes. Ses opinions sont problématiques parce que souvent ces femmes ne pourraient jamais avoir une apparence masculine car leurs corps ne peuvent pas se viriliser même en suivant une thérapie de substitution hormonale. Son idée délirante lui fait croire qu’elle peut faire ce qui s’avère impossible même pour les experts en génétique : trouver une définition précise pour les deux sexes parce qu’elle veut justifier sa croyance que les femmes et les hommes sont très différents. Et malheureusement elle s’agenouille au même autel du fétichisme des autres sexistes : l’homochromosexualité.
La recherche ne fait que commencer dans ce domaine. Personne n'a été capable de trouver une cause pour l’homochromosexualité. Cependant, quelques chercheurs estiment que c'est probablement génétique et ils font des expériences pour trouver la cause génétique. Leur recherche ressemble bizarrement à celle des chercheurs « DSD » qui instrumentalisent les intersexués afin d’essayer de trouver la cause de l’homosexualité : J. Michael Bailey, Éric Vilain (7) et Sherry Berenbaum. Malheureusement ces chercheurs n’ont pas aidé leur cause en proposant des tests de dépistage « in utero » de l’homochromosexualité une fois qu’on a trouvé la cause. Ils croient qu’il n’y a aucun traitement efficace pour cette maladie mentale et préfère l’éliminer avant la naissance. Ils ont l’intention d’écrire un article comme celui de J Michael Bailey qui s’intéresse à l’homosexualité depuis plus de 20 ans (et qui instrumentalise les intersexués dans sa recherche). Ce « chercheur » a écrit un article qu’on a publié dans un journal scientifique qui justifie le dépistage prénatal des enfants homosexuels et l’avortement de ces fœtus une fois qu’on a trouvé la cause de l’homosexualité. Cette solution dérange beaucoup de personnes et les homochromophobes font cette même erreur. Même si l’homochromosexualité est une maladie mentale très grave, nous pensons que ces personnes méritent notre respect et que l’on devrait trouver d’autres solutions moins violentes et que l’on doit prendre en considération qu’il se peut qu’il y ait une raison importante pour cette anomalie dans la population humaine.
Nouveaux développements:
De récentes recherches sur l'homochromosexualité montrent que cette psychose se trouve également dans des pays dits "moins développés" (c'est-à-dire qui ont moins d'argent) dans lesquels il est fréquent que les foetus ayant des chromosomes XX ne soient systématiquement éliminés, car leurs ressortissants pensent qu'ils vont se développer en filles et que les filles ne sont pas dignes d'être conservées. Du moins, c'est ce que les ressortisants de ces pays disent (nous nous demandons également combien de garçons XX ont également été éliminés de cette façon). La médecine légale est également en train de comprendre que l'homochromosexualité n'est pas ce qu'elle prétend être et la pratique habituelle d'identifier l'ADN d'une scène de crime comme étant nécessairement masculin ou féminin est maintenant remise en cause.
Il y a une forme particulière d'homochromosexualité qui échappe souvent aux diagnostic psychiatrique. En conséquence, un nouveau diagnostic spécifique a été développé pour cette forme extrêmement dangereuse: il s'agit de l'autochromophilie. L'autochromophile se caractérise par le fait que le sujet insiste sur le fait qu'il n'est pas homochromosexuel mais il est néanmoins obsédé par l'idée selon laquelle la politique actuelle (qui divise les personnes en seulement deux catégories absolument étanches, celles qui s'identifient comme des femmes et ceux qui s'identifient comme des hommes, le tout sur la base de quelque caractéristique physique) est fondamentalement valable. Par ailleurs les sujets s'éprennent de leur propre importance en tant que scientifiques et en tant qu'homochrosmosexuels et continuent à diffuser leurs illusions psychotiques. Un cas classique d'autochromophilie est Alice Dreger qui a écrit "mais il est stupide de penser à votre sexe comme étant ce que vous pensez que votre chromosomes sont (9)". Elle a cependant passé la majorité de sa vie à défendre le binarisme inhérent à l'homochromosexualité et à préserver le système binaire masculin/féminin implicite dans un tel système. En agissant de la sorte, elle a causé beaucoup de tort et de difficultés aux personnes intersexes en effaçant leur identité et affirmant que nous sommes soit des hommes soit des femmes avec un trouble du développement sexuel.
Est-ce qu'Alice Dreger est une homochromosexuelle en déni? Une homochromosexuelle latente? Une homochromosexuelle ego-dystonique? Ou est-ce qu'elle est juste en train de mentir, ce qui est l'une des choses les plus probables?
Certaines recherches tendent à montrer qu'il y a un lien entre l'homochromosexualité et la "folie à deux" qui est un syndrome psychiatrique rare dans lequel un symptôme de psychose (particulièrement une croyance illusoire ou paraoïde) est transmise d'un individu à l'autre. Le même syndrome partagé par plus de deux personnes peut être appelé "folie à trois, folie à quatre, folie à famille ou même folie à plusieurs". La classification psychiatrique actuelle classe ce symptôme sous la catégorie "troubles psychotiques partagés" (DSM-IV 297.3, ICD-10 F.24).
Références
(3) GROSSESSES CHEZ DES FEMMES XY: Le XY (et z de) LA CLASSIFICATION FÉMININE, Par M. Italiano, chercheur
(4) Consensus statement on management of intersex disorders
I A Hughes, C Houk, S F Ahmed, P A Lee, LWPES/ESPE Consensus Group
http://www.medhelp.org/ais/PDFs/Chicago-Consensus-Statement-06.pdf
(6) Germaine Greer's "The Whole Woman"
(7) “Parce que tous les Klinefelters qui ont un Y are des hommes, alors que les Turners, qui n'ont pas de Y, are sont des femmes. Ainsi il n'est pas question du nombre de X, mais uniquement de la présence ou de l'absence d'un Y.” Propos d'Eric Vilain
Source: "When a Person Is Neither XX nor XY: A Q&A with Geneticist Eric Vilain"
(note: Il semble que les homochromosexuels qui ont écrit le document qui classe toute personne parmi les hommes si elle a un chromosome Y avaient lu les "recherches" d'Eric Vilain)
(8) Article de J. Michael Bailey sur l'engénisme à l'égard des homosexuel-le-s: